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Accéder à la gloire, se satisfaire de n'être plus rien. De ne plus avoir aucun respect pour soi, ni pour les autres. Se vomir, et les vomir tous un par un. Ca dégueule de sentiments, c'est vide à l'intérieur. S'enivrer, rien qu'un soir, rien qu'une nuit. Remplir ce vide. D'alcool, d'affection illusionnée. S'envoler quelques heures. Pour mieux retomber, et se sentir seul, mais soulagé. L'ivresse d'une génération désenchantée.
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M'accrocher à l'irréel, toucher à l'éphémère. Un rêve d'alcool et de fumée. Exister en tant que chose, pour quelques heures. Peu importe, mais juste exister. Oublier, et tout laisser derrière soi. Ne plus ressentir. Juste vibrer. La catin s'assomme. Consomme, ta vie. «Où le plaisir ne coûte rien, la jeunesse n'a rien à perdre. » Juste se perdre. Et attendre là au fond du c½ur que quelqu'un nous trouve.
Le seul putain d'espoir de se dire qu'un jour je rencontrerai une moitié aussi perdue et blasée que moi. Qu'elle me cherchera des yeux, que moi je prendrai plaisir à jouer. Que je la laisserai desirer quelque chose que je ne donnerai plus jamais. Mon corps, lui ne m'appartient plus. Pourquoi avoir peur de le donner ? Mais mon c½ur... Lui est resté figé en silence, il s'est caché au plus profond de mon être, là où personne n'ira le trouver.
Le c½ur dérobé depuis bien longtemps. A quoi bon vouloir entendre battre un organe qui n'est plus ? Le plaisir d'un soir, d'une nuit, d'un jour, une semaine ? Quitte à choisir l'éphémère, il est meilleur de choisir celle qui ne blesse pas. Celle à qui le c½ur n'appartient pas. Tu verras qu'un jour... Un jour, je rencontrerai quelqu'un de bien, qui m'aimera comme un fou. Et moi... moi, je serai incapable de l'aimer. Parce qu'il sera trop tard. Beaucoup trop tard...
