Si une photo ou un dessin pouvait me représenter à ce moment là, ce serait sans hesiter un animal blessé, saignant, recroquevillé dans le coin d'une cave, ou d'une cage. C'est à cause de toi que j'ai commencé à culpabiliser dans ma vie, et que depuis je n'ai jamais cessé. Parce que tout était de ta faute. T'avais rien demandé, mais t'avais pas le droit. Pas le droit de t'en prendre à quelqu'un d'autre. Pas moi... Pourquoi moi ? Qu'est ce que j'avais ? Une gamine beaucoup trop moche, beaucoup trop seule, beaucoup trop sombre. Tu savais surement pas.
Tu fais partie de mes vieux démons.
Mais tu vois qu'avec les années on peut changer d'avis... J'ai toujours mis un point d'honneur à t'adorer, te défendre, et culpabiliser pour toi et pour nous. Se dire Ô combien notre amitié etait belle ? Tu n'étais pas mon ami ! T'étais juste la moitié de l'horreur. J'étais l'autre. La moitié d'un tableau dont la peinture a coulé sous la pluie. La moitié dominante. La moitié supérieure. Celle d'où la peinture comence à couler. J'étais l'autre. L'inférieure. Celle qui receuille la peinture dégoulinante d'eau, et de ton propre sang. Indisociables. Noir et blanc. Au lieu de te dire sans cesse à travers des lettres que tu n'as jamais recu, que tu me manquais, j'aurais du simplement te dire, de ne pas me laisser. Fin.
.ET TOI AS-TU REUSSIS A ACCEPTER UNE AMITIE QUI A MAL TOURNE ? QU'EN PENSES-TU AUJOURD'HUI ?.
. EST-CE QU'ELLE EN VALLAIT LA PEINE ? LA REGRETTES-TU ?.
pix : by Yamamura*
